photo neige

Extrait de l'interview

J’ai beaucoup aimé ton texte « Méduse » et, comme dans beaucoup d’autres, le vampire est sensuel, la séduction essentielle. Y a-t-il des caractéristiques qui te paraissent intrinsèques aux vampires, des éléments qui sont pour toi inévitables dès lors qu’il est question de vampirisme ?

        Oui, la séduction est un thème important dans mes textes. Pour moi, le vampire est une figure qui repose avant tout sur le paradoxe et les oppositions. Il y a d’un côté la beauté, le désir, l’élégance… qui nous plongent dans une sorte d’onirisme où des êtres immortels et parfaits hantent les couloirs de châteaux somptueux. Et puis, il y a le monde des cauchemars car derrière l’illusion se cache le mensonge et l’on trouve le sang, la mort et la violence, les ambiances de cimetière. C’est cette ambiguïté qui rend le vampire intéressant car il est tiraillé par sa double nature. Je n’apprécie pas les récits où le vampire est réduit à un simple monstre, tout comme je n’aime pas qu’il devienne mielleux au point de perdre sa dangerosité.

Interview intérgrale